En partenariat avec la société civile, les syndicats et les partis de gauche, nous avons lancé une initiative pour élargir et renforcer l’assise populaire de la démocratie genevoise en ouvrant les droits politiques en matière cantonale aux résident-e-s étrangers-ères pour autant qu’iels résident en Suisse depuis plus de huit ans. En effet, 40 % des habitant-e-s de ce canton sont aujourd’hui mis à l’écart de décisions essentielles sur la santé, la formation, l’aménagement, l’écologie, les transports, la fiscalité, les droits humains, etc. ceci alors qu’iels financent ces politiques publiques par leur travail et leurs impôts, en vivent les effets et contribuent directement à la vie économique, associative, culturelle et sportive genevoise.

Il est temps que cette partie de la population contribue aussi aux décisions qui nous concerne toutes et tous, en distinguant nationalité et citoyenneté cantonale. Cette initiative renforce et unit notre collectivité. Elle répond aussi au durcissement de l’accès au passeport suisse imposé par Berne. Elle s’inscrit dans le droit fil de toutes les réformes démocratiques et citoyennes dans le canton de Genève, de la fin du 18e siècle en passant par la révolution radicale de 1846 jusqu’aux droits politiques cantonaux conquis par les femmes en 1960 et au droit de vote municipal des étrangers-ères résident-e-s en 2005. Cette extension des droits politiques fait par ailleurs partie de nos programmes électoraux depuis longtemps. Faisons ensemble ce pas en avant !

Je signe l’initiative