Nasse en fin de manifestation : les Vert·e·s demandent toute la lumière sur l’intervention policière
Les Vert·e·s genevois·es saluent la forte mobilisation citoyenne qui a marqué la manifestation contre le G7. Malgré quelques actes de déprédation commis par une minorité et que nous condamnons fermement, l’immense majorité des dizaines de milliers de participant·e·s ont exercé leur droit de manifester de manière pacifique.
Les informations rapportées – aussi bien par la presse que par les militant·e·s – concernant la nasse mise en place aux Pâquis en fin de manifestation soulèvent toutefois de sérieuses questions. Selon plusieurs témoignages concordants, des centaines de personnes ont été retenues durant de longues heures, parfois jusqu’au lendemain matin, sans distinction entre les personnes réellement impliquées dans les débordements et celles qui ne l’étaient pas. Nous dénonçons les actes de violence et de déprédation, lesquels portent atteinte aux messages portés par la grande majorité des manifestant·e·s venu·e·s pacifiquement s’exprimer en ce dimanche 14 juin et leurs auteurs devront être poursuivis.
Pour les Vert·e·s, le maintien de l’ordre et la protection de la population sont des missions essentielles de l’État. Ces objectifs doivent cependant toujours être conciliés avec le respect des libertés fondamentales, des droits humains, et du principe de proportionnalité.
« Une manifestation rassemblant des dizaines de milliers de personnes s’est déroulée dans un climat globalement très pacifique. Il est évident que nous condamnons les actes de violence commis par les Black blocs. Cependant les circonstances ayant conduit à la rétention prolongée de centaines de personnes méritent aujourd’hui d’être clarifiées afin de garantir la confiance dans nos institutions », déclare Maryam Yunus Ebener (Présidente des Vert·e·s genevois·es).
Les Vert·e·s demandent la publication rapide d’un rapport détaillé sur le déroulement de cette opération, ses bases légales, la chaîne de décision ayant conduit à la mise en place et au maintien de la nasse, ainsi que les conditions de rétention des personnes concernées. Ils appellent le Conseil d’État à mandater une expertise indépendante sur la proportionnalité de cette intervention et à réexaminer le recours aux dispositifs de nasse dans les opérations de maintien de l’ordre à Genève.