Pour les Vert-e-s, les priorités doivent être de faire face à l’emballement climatique et à l’effondrement de la biodiversité, de réduire les inégalités sociales et de corriger les déséquilibres territoriaux. Le FCC va à l’encontre de ces priorités : ce n’est ni le bon lieu, ni le bon moment pour un projet d’une telle ampleur.

Avec un tunnel souterrain de 91 kilomètres, un coût total potentiellement de plusieurs dizaines de milliards de francs et une consommation électrique pouvant atteindre 4 TWh par année dans sa seconde phase, le FCC soulève des enjeux considérables. Sa construction générerait également des volumes massifs de déblais, d’importants besoins en eau et en matériaux critiques, ainsi qu’une pression supplémentaire sur un territoire du Grand Genève déjà confronté à des difficultés en matière de logement, de mobilité, d’artificialisation des sols et de préservation des espaces agricoles.

Les Vert-e-s genevois-es reconnaissent pleinement l’intérêt de la recherche fondamentale et les connaissances scientifiques que pourrait produire le FCC. Ils et elles estiment toutefois que d’autres voies de recherche, moins gourmandes en ressources, en énergie et en espace, doivent être sérieusement étudiées. Les éventuelles retombées technologiques, économiques ou en matière d’infrastructures ne sauraient justifier à elles seules les impacts environnementaux et territoriaux du projet. Les moyens publics consacrés à la recherche doivent également être mis en regard des défis climatiques et sociaux les plus urgents.

La résolution insiste également sur l’enjeu démocratique. Des informations essentielles, notamment sur l’impact climatique global du projet, restent insuffisamment documentées. Dans le même temps, la procédure envisagée pourrait empêcher la population genevoise de se prononcer directement sur un projet appelé à transformer profondément son territoire pendant plusieurs décennies. Pour les Vert-e-s genevois-es, un projet de cette ampleur exige un débat public transparent et une véritable légitimité démocratique.

Par cette résolution, l’Assemblée générale réaffirme son soutien de principe au CERN, mais exprime son opposition au FCC. Elle demande un réexamen indépendant de ses impacts socio-environnementaux et l’étude de projets alternatifs soutenables. Elle exige également que l’autorisation du projet ainsi que tout soutien financier ou en nature de la Confédération, du canton de Genève ou des communes concernées soient soumis à votation populaire.

Les Vert-e-s genevois-es demandent enfin que les financements publics destinés à la recherche fondamentale privilégient des projets sobres en ressources et en énergie, cohérents avec les priorités climatiques et sociales. Le Comité est chargé de porter cette position auprès des autorités cantonales, fédérales et internationales concernées et d’en informer le CERN.