Le papier d’opinion de Mme Lugon, paru dans le Temps du samedi 27 janvier à propos de Lisa Mazzone, écrit avec la plume trempée dans l’acide, est un véritable enseignement sur les clichés rétrogrades qui ont encore cours dans la presse.

Ainsi les femmes qui auraient de l’ambition politique seraient « voraces » et en plus âpres au gain ?

Tant de fiel ne grandit pas l’idée que l’on se fait du journalisme. Et n’aide pas notre démocratie helvétique qui a encore beaucoup de progrès à accomplir notamment en matière d’égalité.

Depuis le 12 novembre, date à laquelle Mme Mazzone a perdu le siège vert qu’elle occupait au Conseil des Etats, des dizaines et des dizaines de personnes l’ont priée de ne pas abandonner ce rôle de représentante des Verts, mais aussi de la jeunesse pour le climat, c’est réjouissant !

L’opportunité a pris la forme de la Présidence des Verts suisses, un des rôles les plus difficiles en politique comme le savent celles et ceux qui en ont eu la charge, au plan cantonal ou fédéral.

Qu’elle siège ou non au Parlement, qu’elle gagne un peu plus que son prédécesseur, tout cela ne regarde finalement que celles et ceux qui décideront de l’élire à ce poste en avril prochain !

Rangeons les anathèmes et soutenons Lisa Mazzone et avec elle les femmes et les hommes qui ont encore le courage de s’engager dans une voie politique malgré les nombreux écueils au rang desquels le lynchage médiatique tient une bonne place.

Par Fabienne Bugnon et Franceline Dupenloup

Courrier des lecteur-ice-s paru dans Le Temps, samedi 3 février 2024.