Candidate à la présidence
Maryam Yunus Ebener
Maryam Yunus Ebener mariée, deux enfants. Conseillère administrative à Onex. Arrivée à Genève en 1982 comme réfugiée politique suite à l’invasion soviétique de l’Afghanistan. Scolarité à Genève, Licence en histoire économique et sociale à l’Université de Genève.
Chères Vertes, Chers Verts,
Je me présente pour un second mandat à la présidence de notre parti. J’ai consacré ces deux dernières années à maintenir son unité et à mettre en avant le pragmatisme et les compétences de nos élus. Leur force ne réside pas seulement dans leur conviction ou leur motivation, mais aussi dans leur aptitude remarquable à concrétiser le programme du parti, dans un climat politique turbulent où les arguments ont souvent moins d’importance que la posture.
Sollicitée à de nombreuses reprises par la presse, non pas sur le projet de société ou les valeurs des Vert.es, mais sur des affaires personnelles sans rapport à notre agenda politique, je me réjouis de recentrer mon travail sur les points suivants :
Maintenir la collaboration et l’alliance avec l’ensemble de la gauche.
Optimiser le fonctionnement du parti, de ses membres et de ses ressources lors des campagnes, qu’elles soient électorales ou liées à la récolte de signatures. Des ressources humaines ont déjà été engagées en ce sens, et il reste maintenant à en tirer des conclusions utiles sur le plan opérationnel.
Renforcer l’image du parti avec une communication positive, factuelle et surtout proactive, limitant au maximum les postures et les jugements de valeurs, car il me semble que notre parti gagne lorsqu’il se réfère avec pragmatisme au monde réel.
Depuis l’avènement des intelligences artificielles qui permettent en quelques clics de transformer une idée idiote ou banale en une guerre des nerfs sur les réseaux sociaux, il n’est plus envisageable de répondre quotidiennement à la déferlante des publications. Les stratégies qui permettent de garder le contrôle sont heureusement connues, mais demandent, à l’image de ce que font déjà la plupart de nos adversaires politiques, des ressources humaines adéquates afin de dicter l’agenda politique et médiatique plutôt que de le subir.
Décider si le parti souhaite solliciter ses membres autour d’une initiative. J’espère que la thématique de la prévention, parent pauvre de la santé et de l’environnement au sens large, saura convaincre une majorité, car ce sujet ne semble plus intéresser nos adversaires politiques, alors même que de nombreuses études concluent à une efficacité particulièrement élevée, dans la balance des coûts et des bénéfices, des politiques de prévention qui tiennent la route.
Faciliter l’entrée en fonction des nouveaux élus au Grand Conseil, de sorte à ce qu’ils participent rapidement à la construction de notre agenda politique, et ne soient pas forcés à réagir à celui de nos adversaires, qui organisent déjà une transition efficace d’une législature à l’autre.
Identifier et promouvoir les types d’organisation et de fonctionnement les plus efficaces au sein et entre les sections municipales, afin que les nombreuses initiatives de nos membres ne soient pas étouffées par une structure trop centralisatrice.
Chères Vertes, Chers Verts, soyez certain que j’ai l’énergie, la conviction et l’enthousiasme nécessaire à la réussite de ce second mandat à la présidence de notre parti.