Par Nicolas Walder, conseiller national vert

À l’heure où les États-Unis se tournent vers les empires autocrates dominés par la Russie et la Chine, s’éloignant ainsi du monde libre, une réponse efficace, puissante et coordonnée  devient plus cruciale que jamais. Les éructations récentes et la violence quotidienne de quelques acteurs menacent la stabilité mondiale et engendrent crises et souffrances. Face à l’ascension des oligarques impérialistes, la réponse doit être à la fois immédiate et collective. Elle s’appelle le multilatéralisme. 

Dans ce contexte, Genève, véritable microcosme international, offre un espace unique où États, organisations internationales, entreprises et acteurs non gouvernementaux se rencontrent, dialoguent et collaborent. C’est ici que se discutent les grandes questions mondiales: le changement climatique, les conflits géopolitiques, les droits humains. Le rôle de Genève n’a jamais été aussi vital face à l’escalade des tensions entre les grandes puissances.

Cependant, la Genève internationale est elle aussi aujourd’hui en danger. La suspension des contributions américaines et la décision de la majorité de droite du Parlement suisse de réduire les financements à la Coopération internationale mettent en péril cette structure dont dépend le sort de millions de personnes. Si ces choix irraisonnés conduisent à la perte d’influence ou, pire, à la disparition d’institutions , c’est tout le fonctionnement de ce microcosme multilatéral qui serait menacé.

Tout n’est pas perdu. Mais pour sauver la Genève internationale nous devons prendre  les bonnes décisions. Maintenant. C’est pourquoi notre parti s’oppose fermement aux coupes proposées à Berne et appelle les cantons et communes, dont les nôtres, à investir plus dans la coopération internationale. Notre prospérité et notre capacité à répondre collectivement aux crises mondiales en dépendent.