Le 8 mars: une journée de mobilisation
Par Marta Giroud & Sophie Savoie Co-responsables du GT Egalité des Vert-e-s
La journée du 8 mars trouve son origine dans les luttes féministes et les revendications des femmes pour leurs droits, en particulier dans le monde du travail. Ces conquêtes n’ont jamais été offertes : elles ont été obtenues grâce à des mobilisations et à des combats collectifs. Et aujourd’hui encore, ces droits restent fragiles.
Malheureusement, ces combats restent encore aujourd’hui d’une brûlante actualité.
Ce 8 mars 2026, les Genevoises et les Genevois sont appelé-e-s aux urnes pour se prononcer sur des objets qui concernent directement ces enjeux. Le texte « Oui aux jobs d’été », présenté comme une mesure favorable aux jeunes, constitue en réalité une attaque contre les conditions salariales. Derrière un discours séduisant, il ouvre la porte à une remise en cause progressive des protections du droit du travail. Il est essentiel de ne pas se laisser tromper : accepter cette loi reviendrait à fragiliser des acquis sociaux obtenus au prix de longues luttes. Dimanche, veillons à préserver des conditions de travail décentes pour les étudiantes et pour l’ensemble des jeunes travailleur-euse-s.
Le 8 mars, nous votons également sur l’initiative pour un fonds climat. Le changement climatique est une réalité. Mais ses conséquences ne sont pas réparties équitablement. Les femmes sont plus exposées aux effets du réchauffement en raison d’inégalités structurelles : emplois plus précaires, revenus plus faibles, responsabilités familiales plus importantes. À Genève, près de 80 % des ménages dépendant de l’Hospice général sont des mères seules. Agir pour le climat, c’est aussi agir pour la justice sociale.
Les inégalités se renforcent souvent à la naissance du premier enfant. À ce moment-là, l’organisation familiale redevient fréquemment plus traditionnelle : les mères réduisent leur temps de travail, voire interrompent leur activité professionnelle. Les conséquences sur leur carrière, leur indépendance financière et leur revenu à long terme sont considérables.
C’est pourquoi il est indispensable de faire évoluer notre société, notamment grâce à des mesures comme l’initiative « congé familial », dont la récolte de signatures est en cours. Celle-ci permettrait aux deux parents de s’impliquer pleinement et de manière égalitaire dans l’éducation de leur enfant dès les premiers jours de sa vie. Favoriser un partage équilibré des responsabilités familiales est une étape essentielle pour réduire les inégalités entre les femmes et les hommes.
Le 8 mars, nous rappelons que les droits des femmes ne sont jamais acquis. Ils doivent être défendus, protégés et renforcés.
Rendez-vous à 15h30 au local des Vert-e-s genevois-es, puis marche ensemble jusqu’à la Plaine de Plainpalais afin de récolter des signatures pour l’initiative congé familial et participer aux activités proposées par la Grève féministe.