Loi Climat: Les Vert-e-s s’insurgent contre une nouvelle flibusterie parlementaire de la droite climatonégationniste.
Après cet été 2026 marqué par une suite quasi-ininterrompue de canicules historiques sur fond de sécheresse catastrophique, les Vert-e-s avaient l’espoir que le Parlement pourrait enfin retrouver une majorité pour collaborer constructivement sur la loi Climat, jusqu’ici refusée en bloc par une droite sourde aux recommandations scientifiques comme aux demandes de la société civile.
Or Le Centre a déposé un amendement climatosceptique et proprement inacceptable en l’état, en échange de son accord pour retravailler la loi en commission. Selon ses député-es, il s’agirait non seulement de repousser de dix ans (!) les objectifs climatiques cantonaux, d’affaiblir les stratégies efficaces pour un report modal du trafic individuel motorisé (TIM), d’abandonner des objectifs de trafic aérien et de baisse de consommation d’énergie, mais aussi de supprimer toute consultation de la société civile dont on sait pourtant la préoccupation intense pour la question climatique. La proposition est même de déléguer le suivi de la loi Climat au seul Département des Finances ! On croit rêver !
Pour cette raison, l’urgence sur le projet de loi 13225 (PL 13225-B) ne sera finalement pas demandée cette session parlementaire : les Vert-e-s refusent cette manière hypocrite de faire mine de se soucier de la question climatique pour mieux enterrer la loi cadre qui la chapeaute, et de reléguer aux oubliettes le travail substantiel émanant de la société civile, des associations et des milieux économiques depuis 2024. Le parti réfléchit à la suite à donner à cette loi, sans négliger une quelconque option, voire le dépôt d’une initiative.