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La fluidité, prétexte d’un dogmatisme automobile

Le but affiché de ce texte est de « fluidifier » le trafic, grâce à une limitation de vitesse à 50 km/h. Cette promesse ne repose sur aucune réalité du terrain. Aux heures de pointe, les axes concernés sont déjà saturés, et la vitesse moyenne y avoisine 15 km/h: relever la vitesse autorisée n’aura donc aucun effet sur la congestion.

Aux heures creuses, en revanche, cela n’aura qu’un effet : augmenter la pollution et accroître le risque d’accidents mortels et de nuisances sonores. Ne nous trompons pas de diagnostic : la cause des bouchons n’est pas la limitation de vitesse, mais le nombre excessif de voitures. Ce constat ne fait que souligner la nécessité de développer les transports en commun et la mobilité douce.

Ce texte n’est donc que l’expression d’un attachement idéologique à la voiture, à la vitesse et à la pseudo-liberté qu’elles sont censées incarner. La « fluidité » invoquée n’est qu’un prétexte pour graver dans la loi une vision dépassée de la mobilité – et pour revenir sur les démarches engagées ces dernières années pour introduire une limitation à 30 km/h sur certains tronçons, que la droite et le lobby automobile n’ont toujours pas digérées.

Les bénéfices incontestables du 30 km/h en milieu urbain

Est-il encore besoin de rappeler ses avantages ?

  • Réduction des nuisances sonores : le 30 km/h permet de réduire significativement le bruit routier. A Genève, 120’000 personnes en souffrent quotidiennement. Les classes populaires y sont d’ailleurs exposées de manière disproportionnée ;
  • Sécurité : au moins un tiers des accidents graves en milieu urbain pourraient être évités avec une limitation à 30 km/h. En cas de collision avec un·e piéton·ne, le risque de décès est six fois plus élevé à 50 km/h qu’à 30 km/h ;
  • Réduction de la pollution : le 30 km/h diminue la consommation de carburant ainsi que les rejets de CO₂ et de particules fines, contribuant à une meilleure qualité de l’air.

Une conformité de façade, mais des obstacles bien réels

Le droit fédéral permet d’adapter les limitations de vitesse lorsque la sécurité ou la protection contre le bruit et la pollution l’exigent. La loi du PLR ferait désormais de cette possibilité une exception. Cette rigidité empêchera de tenir compte des spécificités locales, notamment sur des axes accidentogènes ou exposés à des nuisances excessives. La référence au droit supérieur dans le projet de loi, présentée comme une garantie de conformité et de possibilité de dérogation, n’est que de la poudre aux yeux : les normes fédérales peinent déjà à être appliquées, la population sera ainsi contrainte de saisir la justice pour faire valoir ses droits. Il est essentiel que l’administration puisse conserver la flexibilité nécessaire pour agir au cas par cas.

Les habitant·e·s de nos villes aspirent à plus de convivialité et de sécurité

La vitesse de 30 km/h, qui correspond à celle d’un cycliste rapide, permet d’apaiser la circulation et de la faire cohabiter respectueusement avec les différents usager·ère·s de la voirie. Les automobilistes peuvent repérer des enfants jouant sur le trottoir, un vélo-cargo se dirigeant vers une crèche ou des personnes âgées s’approchant d’un passage piéton, et ainsi éviter de les déranger ou de les effrayer. Partout où le 30 km/h a été mis en place – à Bruxelles, à Bologne ou dans de nombreuses villes espagnoles –, le bilan est clair : moins de bruit, moins de pollution, moins de morts sur les routes, une meilleure qualité de vie… et, contrairement aux prophéties alarmistes, des temps de parcours le plus souvent inchangés, voire une circulation plus fluide. Une fois ces mesures adoptées, personne ne souhaite revenir en arrière.

Mobilisons-nous !

Vous l’aurez compris, il s’agit de s’opposer fermement à cette loi rétrograde et de poursuivre les avancées obtenues ces dernières années. L’ATE, actif-trafiC, les Vert·e·s, les Socialistes ont annoncé un référendum. Nous avons besoin de vous : nous nous sommes engagé·e·s à récolter 1’000 signatures. Mobilisons-nous pour affirmer clairement que la santé publique et le droit à un espace public vivable ne se bradent pas pour quelques kilomètres/heure de plus.

Merci de nous faire parvenir vos formulaires remplis d’ici au 16 mars.

Un grand merci d’avance pour votre mobilisation !

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