Une urgence climatique et économique qui concerne Genève

La Suisse, pays alpin, se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale. Les vagues de chaleur, les épisodes de fortes précipitations et les dommages liés aux événements extrêmes s’intensifient, avec des coûts déjà considérables et appelés à augmenter fortement si nous n’agissons pas. À l’échelle fédérale, des estimations évoquent des coûts totaux pouvant atteindre 34 milliards de francs par an d’ici 2060. 

À Genève, cette réalité est d’ores et déjà tangible et se traduit par une pression accrue sur les infrastructures et des impacts sur la santé, ainsi que sur l’agriculture et la biodiversité. 

Un fonds pour investir 4 à 8 milliards par an dans un avenir durable, sans nouveaux impôts ni nouvelles taxes

Un fonds pour investir 4 à 8 milliards par an, sans nouveaux impôts ni nouvelles taxes. Grâce au fonds climat, la Confédération investira chaque année 0,5 à 1 % du produit intérieur brut, soit entre 4 et 8 milliards de francs, pour moderniser nos infrastructures au bénéfice des générations actuelles et futures. Ce financement ne requiert pas de nouveaux impôts ni de nouvelles taxes. Il permettra notamment d’encourager la production d’énergie solaire, hydraulique et éolienne afin de renforcer notre autonomie, d’investir dans la formation et la mobilité, de réduire notre dépendance au gaz étranger et d’améliorer l’efficacité énergétique, de soutenir une production moins polluante et de protéger et restaurer nos écosystèmes.

Un fonds climat permettrait de garantir le financement de la transition énergétique dans le domaine des transports, aujourd’hui insuffisant. Pour la région genevoise, cela pourrait se traduire concrètement par le doublement complet de la ligne ferroviaire Genève-Lausanne, ainsi que par la réalisation d’une liaison ferroviaire nord-sud pour l’agglomération (métro Jura -Léman-Salève). Le fonds permettrait également d’investir dans l’offre de transport, en développant les liaisons ferroviaires internationales, dont les trains de nuit.

Des bénéfices directs pour l’économie et l’emploi

Investir maintenant, c’est réduire les coûts futurs, renforcer la sécurité d’approvisionnement et soutenir l’activité économique. La Suisse importe encore une part importante de son énergie et dépense environ 8 milliards de francs par an pour ces importations. Le fonds climat permet d’investir davantage en Suisse, dans des solutions qui créent de la valeur, des emplois et des compétences.

Sur le plan macroéconomique, la Suisse est parfaitement en mesure d’assumer ces investissements ; forte d’une balance courante excédentaire d’environ 7% du PIB en moyenne sur les 30 dernières années, consacrer entre 0.5% et 1% du PIB à la construction d’un avenir durable pour notre pays apparaît non seulement soutenable, mais pleinement justifié. À l’inverse, l’inaction constituerait une erreur majeure de politique économique.

La Suisse prend du retard dans sa transition énergétique, alors que la crise climatique exige des mesures immédiates. Le fonds climat financera la formation et la reconversion professionnelle, créera des emplois protégés et qualifiés et soutiendra une transition énergétique durable et accessible à toutes et à tous.

Le fonds climat contribuera également à la justice sociale, en orientant les investissements vers des projets qui améliorent les conditions de travail, protègent la santé des travailleur-euse-s et réduisent les inégalités liées à la décarbonation. Investir dès aujourd’hui permettra de mobiliser le potentiel énorme des rénovations, du solaire et de l’hydroélectricité et de préserver la valeur ajoutée sur le territoire.

Une coalition large, ancrée à Genève…

Le comité unitaire genevois réunit notamment : Les Vert-e-s genevois-es, les Vert’libéraux genevois, Le Centre Genève, le Parti Socialiste genevois, Les Jeune Vert-e-x-s, Pro Vélo, l’ATE, actif-trafiC, Pro Natura Genève, le WWF, Les Grands-parents pour le climat, l’Association climat Genève, la CARPE, SolidaritéS, le SIT, et les Jeunes du centre Genève. 

…appelle à voter oui le 8 marsLe comité unitaire appelle la population à voter oui à l’initiative le 8 mars. C’est un choix responsable pour mener à bien la transition et renforcer les retombées économiques positives à Genève comme dans toute la Suisse.