Investir dès aujourd’hui 1 % du produit intérieur brut, c’est choisir le pragmatisme. Pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, l’initiative pour un fonds climat propose d’engager 4 à 8 milliards de francs par an. À quoi bon rester les bras croisés, attendre que le ciel nous tombe sur la tête, puis payer beaucoup plus cher les dégâts, les franchises, les assurances et les réparations ? Les catastrophes ne sont pas une théorie, et l’inaction coûte déjà très chère…

À Genève, le climat se rappelle à nous : canicules plus longues, îlots de chaleur, orages violents. Le Rhône et l’Arve connaissent des variations plus extrêmes.

Nos campagnes genevoises ne sont pas épargnées : sécheresses, pression sur l’irrigation, ravageurs, récoltes plus incertaines. Soutenir l’agriculture locale, c’est sécuriser notre alimentation et préserver des emplois de proximité. C’est aussi protéger les sols, les pollinisateurs et la biodiversité.

Le fonds climat vise à moderniser notre infrastructure, sans nouveaux impôts ni nouvelles taxes. Il renforce des efforts déjà en cours, par des investissements ciblés dans les énergies renouvelables, en accélérant le solaire, l’hydraulique et l’éolien pour gagner en autonomie.

Ce fonds sera utilisé pour renforcer le développement des transports publics et de la mobilité durable, améliorer la protection de la biodiversité et des écosystèmes, soutenir la formation, la reconversion professionnelle et l’accompagnement des travailleuses et travailleurs, déployer plus de panneaux solaires, et financer la rénovation énergétique des bâtiments.

À Genève, cela se traduira concrètement par des rénovations qui allègent durablement les charges de chauffage, des toitures solaires, des quartiers plus frais grâce à la végétalisation, des déplacements plus efficaces en transports publics, et des emplois pérennes en adéquation avec les besoins de la transition écologique.

Ces choix auront des retours positifs : factures plus basses, air plus sain, sécurité d’approvisionnement renforcée, économies locales dynamisées. Comme hier l’eau courante, l’électrification ou le rail, il s’agit de bâtir l’avenir collectif plutôt que de le subir. Le moment est venu de se serrer les coudes et de prendre notre avenir en mains.