Lors de la dernière séance du Grand Conseil, la droite a fait front commun derrière un projet de loi du MCG demandant une modification de la Loi générale sur le logement et la protection des locataires (PL 12752 A) (LGL). La LGL règle notamment les conditions pour poser une candidature pour un logement social. Au prétexte de vouloir favoriser les Genevois.es, le MCG veut restreindre la possibilité d’accéder au parc immobilier pour les personnes les plus précaires. Avec cette nouvelle loi, il faudra avoir résidé au moins quatre ans en continu dans le Canton au cours des huit dernières années, au lieu de deux ans aujourd’hui.

Si la pénurie de logements affectant le Canton est bien réelle, comme en attestent les 7’000 personnes inscrites sur les listes d’attente des fondations pour logement social, la droite propose un miroir aux alouettes pour prétendre l’endiguer. Selon ses vues, la situation d’urgence sociale à laquelle est confrontée une personne demandeuse de logement passerait après le délai de résidence !

La droite et le MCG se moquent des locataires et des Genevois.es qu’ils font mine de vouloir défendre. Ils favorisent la spéculation depuis plus d’une décennie en attaquant les règles de protection des locataires. Par ailleurs, ces partis s’opposent à la construction de plus de logements sociaux en voulant donner la priorité aux villas et aux appartements en PPE, qui offrent des profits à court terme plus élevés aux promoteurs. En outre, le MCG fut le parti de Ronald Zacharias, qui durant toute une législature s’est échiné à permettre le retour des congés-ventes.

Malgré le départ de Ronald Zacharias, exilé fiscal à Verbier, la droite et le MCG continuent leur travail de sape contre diverses protections accordées aux locataires :

  • En ayant récemment déposé un projet de loi qui aura pour conséquence de diminuer le nombre de logements sociaux au PAV (PL 12934).
  • En réactivant un projet de loi visant à affaiblir la protection des locataires, s’attaquant à la LDTR (PL 12278 A), la principale loi de protection des locataires à Genève ;
  • Et en ayant rejeté le projet de loi de l’ASLOCA, destiné à venir en aide aux locataires menacés d’une résiliation de bail en raison des conséquences de la crise sanitaire.

Le résultat de ce démantèlement est une aggravation de la ségrégation par l’argent qui sévit sur le marché locatif privé. De plus en plus de locataires ont besoin d’un logement à prix abordable. La droite et le MCG versent des larmes de crocodiles, votant pour faire bonne figure des projets de loi comme la 12752 qu’ils osent intituler « Pour la priorité du logement aux habitants du canton de Genève ». Ils cherchent en réalité à diviser les locataires, en les attisant les un.es contre les autres, sur la base de la durée de résidence, tandis qu’ils discriminent les Suisses.esses qui, venant de l’étranger ou d’un autre canton, viennent ou reviennent à Genève.

Pour ces raisons, nous vous invitons à signer et à faire signer le référendum contre la loi 12752 (télécharger la feuille).